Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Luc2, 15-18
Au tout début de la vie de Jésus, il y a une mangeoire. C’est là que Marie dépose son enfant, tout juste né. Ce berceau bien particulier devient un signe très important : Jésus vient au monde pour se donner à nous, pour devenir notre pain, notre vie.
Bien plus tard, pendant son dernier repas avec ses amis, Jésus leur partage du pain en leur disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous. » Autrement dit, il leur montre qu’il veut se donner encore, tout comme à Bethléem, dès le premier jour.
L’évangéliste Luc a remarqué quelque chose de très beau : le même mot sert à raconter ces deux moments — celui de la naissance et celui du dernier repas. Ce mot signifie « la salle d’hôtes », le lieu où l’on accueille et où l’on partage. C’est un pont symbolique : du tout début de sa vie jusqu’à la fin, Jésus se donne, et nous invite à accueillir son amour et à nous nourrir de lui, le Pain vivant.